The Many Languages of Kacco


Life not ordinary
October 14, 2011, 11:05 am
Filed under: Uncategorized

Ah that life of mine is quite entertaining… Never a dull moment, even on a gray rainy day.

I managed to get 11 hours of sleep last night. That’s rather surprising considering the state I was in when I went to bed. Or maybe not. I was indeed quite tired…

Mon petit coeur avait repris un battement plutôt régulier lorsque je me suis finalement couchée, dans le lit de la chambre d’amis chez mes parents. Voyez, j’ai eu la peur de ma vie en soirée, lorsque deux gros gaillards ce sont pointé chez moi vers 9:30. Tout d’abord un petit voyage dans le temps.

J’ai été chanceuse parce qu’après le départ des voisins d’en haut qui menaient un bon vacarme avec leur petits qui couraient sans cesse, le logement est resté vide assez longtemps. Mais au début de l’été, de nouveaux locataires s’y sont installé. Il n’a pas fallu beaucoup de temps avant que je m’apperçoive que quelque chose clochait. Beaucoup de va et vient, dans tous les sens du terme… quelques filles croisées de temps à autre… Mais surtout, une sorte d’équipe ”logistique” qui entourait cet appartement. Des appels au cellulaire sur le balcon. Des hommes, jamais les même, qui sortaient tour à tour par la porte de côté. Et puis ces nuits où je m’évaillais au son d’une ”transaction d’affaire”…

Un jour, un homme, en fait une grosse pièce d’homme, est venu inspecter chez-moi. Il m’a raconté une petite histoire banale… Il habite en haut avec sa fille et il n’est pas souvent chez-lui. Cette fille reçoit beaucoup d’amis et il veut savoir si le bruit me dérange. ”Je sais que c’est un vieil immeuble” me dit-il… En effet, j’entends très bien. Je fais du bruit, vous faites du bruit, vous savez… moi… ça ne me dérange pas trop, mais oui, j’entends beaucoup de bruit.

À demi satisfait, il repart en me souhaitant bonne journée. Et puis graduellement, la petite gêne du début s’efface. Ils deviennent confortables, confiants vous savez. Ils se cachent de moins en moins. Quoi que chaque fois que je croise un visiteur qui sort, il ne me regarde jamais en pleine face. Je vois quelques visages connus… au moins un en tout cas, que je sais être associé avec des gens qui utilisent des repères blindés… Il passe de temps à autre, semble vérifier l’état des choses.

Vous pouvez sans doute imaginez le malaise qui commence à s’installer chez-moi. J’hésite entre deux conclusions: Suis-je plus en sécurité puisque leur équipe logistique surveille constamment l’immeuble? Ou alors suis-je moins en sécurité car un lot de gens plus ou moins sobre rôde toujours près de ma porte et pourrait aisément se tromper d’adresse? La réponse ne tarde pas à venir…

Lors d’un récent voyage d’affaire, ma mère est venue chez-moi s’occuper des mes chats. Lorsqu’elle était dans mon appartement, une des ”filles” y a fait irruption sans cogner et elle se sont retrouvées face à face. Ma mère lui a fait comprendre qu’elle se trompait d’adresse, mais le mal était fait. Comme si la vie m’envoyait un message, un autre évènement est venu assombrir mon sentiment de sécurité… Quelques jours après mon retour, je suis venue diner à la maison. Quelqu’un frappe à ma porte… J’ouvre, mais je ne connais pas le viel homme qui est planté devant moi, l’air incertain. ”Es-tu… Es-tu Sugar Baby?” me demande-t-il… Il a l’air un peu désemparé que je lui dit que non, qu’il a la mauvaise adresse. Cette fois, c’est un vieillard inoffensif. La prochaine, est-ce que ce sera quelqu’un qui a poudré son petit nez pour rassembler son courage et qui n’acceptera pas que je lui dise non?

Je prends finalement mon courage à deux mains et je décide d’aller voir la police. J’ai tellement peur qu’ils sachent que je vais porter plainte que je ne prends pas ma voiture et je marche jusqu’au poste. Je ne veux pas que personne passant par là voit ma petite voiture si facilement reconnaissable.

C’est un peu décevant aller voir la police vous savez. Ça finit toujours pas un: Merci Madame, nous allons regarder ça. Si jamais vous trouvez d’autres informations utiles… des noms, des plaques d’immatriculation, contactez-moi. On ne peut pas garantir qu’il y aura un résultat à l’enquête.

Je rentre chez-moi, avec le sentiment que je suis encore moins en sécurité qu’avant d’aller au poste.

Retour au début de mon texte… 2 gros gaillards… Je pense que le sang s’est réellement figé dans mes veines lorsque je me suis rendue compte qu’ils venaient bel et bien dans ma direction. J’étais assise sur le balcon, portable sur les genoux, incapable de me sauver. Je me suis dit que j’étais foutue… Que mes voisins savaient que j’avais porté plainte. Ils venaient régler le problème. Mon coeur est passé en mode sprint et bientôt, je n’entendais même plus le bruit de leurs pas mais seulement son battement de panique.

Lorsque j’ai vu le badge… on dirait que tout a lâché en moi et une sorte de grand froid m’a envahi de la tête aux pieds. Un soulagement qui ne fait même pas vraiment de bien car la peur qui l’a précédé a été trop intense. Les détectives en civil venaient mettre de la pression sur les voisins pour cesser leurs opérations. Ils ont même eu droit à un client qui tentait de s’échapper en douce par la porte de côté.

J’ai été surprise que ce soit pris en charge… et aussi rapidement aussi (en 2 jours). Mais après, je dois dire que je me suis mise à avoir peur que les fameux voisins décident de faire le tour de l’immeuble pour trouver le rat… Donc je suis allée dormir chez ma mère. Et pour dormir… j’ai dormi!

À suivre

K

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